[n° ou bulletin]
| Titre : |
266 - mars 2022 - Bulletin N°266 |
| Type de document : |
document électronique |
| Année de publication : |
2022 |
| Résumé : |
viennent après un événement traumatisant. Ils se traduisent par une souffrance morale et
des complications physiques qui altèrent profondément la vie personnelle, sociale et professionnelle. Ces troubles nécessitent une prise en charge spécialisée. Pour les personnes
sans titre de séjour, la migration peut avoir donné lieu à des expériences traumatiques sur
le parcours migratoire ou dans le pays d’accueil, qui peuvent s’ajouter à des traumatismes
plus anciens survenus dans le pays d’origine, alors que les conditions de vie sur le sol français sont susceptibles de favoriser le développement de TSPT.
Quelle est la prévalence des troubles de stress post-traumatique au sein de cette population encore mal connue ? Comment les conditions de migration et les conditions de vie
dans le pays d'accueil jouent-elles sur leur prévalence ? Quel est l’accès à l’Aide médicale de
l’Etat (AME) des personnes qui en souffrent ?
54 % des personnes interrogées dans l’enquête Premiers pas, menée en 2019 à Paris et
dans l’agglomération de Bordeaux auprès de personnes sans titre de séjour, déclarent
avoir vécu un événement traumatique. 33 % dans leur pays d’origine, 19 % au cours de la
migration, et 14 % en France. La prévalence des TSPT atteint 16 % parmi les personnes sans
titre de séjour, tandis qu’elle est estimée entre 1 à 2 % en population générale en France
(Vaiva et al., 2008 ; Darves-Bornoz et al., 2008). Les conditions de vie précaires en France
sont associées à des prévalences plus élevées de TSPT. Parmi les personnes souffrant de
TSPT éligibles à l’AME, 53 % ne sont pas couvertes, contre 48 % dans le reste de cette population. |
| En ligne : |
http://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/266-une-personne- [...] |
| Permalink : |
https://bonsauveur.eu/cdilycee/index.php?lvl=bulletin_display&id=18013 |
[n° ou bulletin] 266 - mars 2022 - Bulletin N°266 [document électronique] . - 2022.
| Résumé : |
viennent après un événement traumatisant. Ils se traduisent par une souffrance morale et
des complications physiques qui altèrent profondément la vie personnelle, sociale et professionnelle. Ces troubles nécessitent une prise en charge spécialisée. Pour les personnes
sans titre de séjour, la migration peut avoir donné lieu à des expériences traumatiques sur
le parcours migratoire ou dans le pays d’accueil, qui peuvent s’ajouter à des traumatismes
plus anciens survenus dans le pays d’origine, alors que les conditions de vie sur le sol français sont susceptibles de favoriser le développement de TSPT.
Quelle est la prévalence des troubles de stress post-traumatique au sein de cette population encore mal connue ? Comment les conditions de migration et les conditions de vie
dans le pays d'accueil jouent-elles sur leur prévalence ? Quel est l’accès à l’Aide médicale de
l’Etat (AME) des personnes qui en souffrent ?
54 % des personnes interrogées dans l’enquête Premiers pas, menée en 2019 à Paris et
dans l’agglomération de Bordeaux auprès de personnes sans titre de séjour, déclarent
avoir vécu un événement traumatique. 33 % dans leur pays d’origine, 19 % au cours de la
migration, et 14 % en France. La prévalence des TSPT atteint 16 % parmi les personnes sans
titre de séjour, tandis qu’elle est estimée entre 1 à 2 % en population générale en France
(Vaiva et al., 2008 ; Darves-Bornoz et al., 2008). Les conditions de vie précaires en France
sont associées à des prévalences plus élevées de TSPT. Parmi les personnes souffrant de
TSPT éligibles à l’AME, 53 % ne sont pas couvertes, contre 48 % dans le reste de cette population. |
| En ligne : |
http://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/266-une-personne- [...] |
| Permalink : |
https://bonsauveur.eu/cdilycee/index.php?lvl=bulletin_display&id=18013 |
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