[n° ou bulletin]
| Titre : |
267 - avril 2022 - Bulletin N°267 |
| Type de document : |
document électronique |
| Année de publication : |
2022 |
| Résumé : |
L’électroconvulsivothérapie (ECT) consiste à déclencher une crise d’épilepsie sous anesthésie générale. Elle figure parmi les traitements recommandés pour le soin des troubles
psychiques sévères ne répondant pas aux prises en charge usuelles, notamment pharmacologiques. Associée à des représentations négatives, ses mécanismes d’action restent en
partie méconnus et les travaux documentant son utilisation à grande échelle font défaut.
Cette recherche décrit le recours à l’ECT en France métropolitaine en 2019 et en identifie
les principaux facteurs associés à partir des données d’activité hospitalière de l’Agence
technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) – qui comportent depuis 2017 un
recueil des actes d’ECT visant l’exhaustivité. Selon ces données, l’ECT a concerné 3 705 personnes pour 44 668 actes en 2019 en France, constituant ainsi un soin hyper-spécialisé peu
prescrit. Un peu plus d’1 % des adultes hospitalisés au moins une journée à temps plein
en psychiatrie sont concernés, qui sont plus âgés, plus souvent de sexe féminin et ont des
diagnostics de troubles plus sévères et complexes que les autres personnes hospitalisées
selon les mêmes modalités. Ces caractéristiques cliniques sont en cohérence avec les recommandations de bonnes pratiques.
Néanmoins de fortes variations dans le taux de recours à l’ECT sont observées entre les établissements de suivi psychiatrique en charge de l’adressage vers ce traitement. Par ailleurs,
ces variations n’apparaissent pas uniquement associées aux caractéristiques des individus
pris en charge mais également, et bien plus fortement, à des caractéristiques de l’offre
de soins : en particulier le type d’établissement assurant le suivi psychiatrique et la distance avec le plateau technique d’ECT le plus proche. Ce constat interroge sur l’hétérogénéité de la prise en charge des troubles psychiques et sur l’accès à des soins spécialisés en
psychiatrie. |
| En ligne : |
http://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/267-le-recours-a- [...] |
| Permalink : |
https://bonsauveur.eu/cdilycee/index.php?lvl=bulletin_display&id=18014 |
[n° ou bulletin] 267 - avril 2022 - Bulletin N°267 [document électronique] . - 2022.
| Résumé : |
L’électroconvulsivothérapie (ECT) consiste à déclencher une crise d’épilepsie sous anesthésie générale. Elle figure parmi les traitements recommandés pour le soin des troubles
psychiques sévères ne répondant pas aux prises en charge usuelles, notamment pharmacologiques. Associée à des représentations négatives, ses mécanismes d’action restent en
partie méconnus et les travaux documentant son utilisation à grande échelle font défaut.
Cette recherche décrit le recours à l’ECT en France métropolitaine en 2019 et en identifie
les principaux facteurs associés à partir des données d’activité hospitalière de l’Agence
technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) – qui comportent depuis 2017 un
recueil des actes d’ECT visant l’exhaustivité. Selon ces données, l’ECT a concerné 3 705 personnes pour 44 668 actes en 2019 en France, constituant ainsi un soin hyper-spécialisé peu
prescrit. Un peu plus d’1 % des adultes hospitalisés au moins une journée à temps plein
en psychiatrie sont concernés, qui sont plus âgés, plus souvent de sexe féminin et ont des
diagnostics de troubles plus sévères et complexes que les autres personnes hospitalisées
selon les mêmes modalités. Ces caractéristiques cliniques sont en cohérence avec les recommandations de bonnes pratiques.
Néanmoins de fortes variations dans le taux de recours à l’ECT sont observées entre les établissements de suivi psychiatrique en charge de l’adressage vers ce traitement. Par ailleurs,
ces variations n’apparaissent pas uniquement associées aux caractéristiques des individus
pris en charge mais également, et bien plus fortement, à des caractéristiques de l’offre
de soins : en particulier le type d’établissement assurant le suivi psychiatrique et la distance avec le plateau technique d’ECT le plus proche. Ce constat interroge sur l’hétérogénéité de la prise en charge des troubles psychiques et sur l’accès à des soins spécialisés en
psychiatrie. |
| En ligne : |
http://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/267-le-recours-a- [...] |
| Permalink : |
https://bonsauveur.eu/cdilycee/index.php?lvl=bulletin_display&id=18014 |
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