[n° ou bulletin]
| Titre : |
286 - février 2024 - Bulletin N°286 |
| Type de document : |
document électronique |
| Année de publication : |
2024 |
| Résumé : |
Isolement et contention en psychiatrie en 2022 :
un panorama inédit de la population concernée
et des disparités d’usage entre établissements
L’isolement et la contention en psychiatrie constituent des pratiques de dernier recours destinées
à répondre à des situations de crise et ne devant être mises en œuvre qu’à titre exceptionnel, en
accord avec les recommandations de bonnes pratiques. En France, la réduction de leur usage,
inscrite à l’agenda politique international, figure parmi les objectifs de la Feuille de route ministérielle santé mentale et psychiatrie lancée en 2018 et s’appuie sur un nouveau cadre législatif à
visée dissuasive. Dans ce contexte, cette étude fournit des données récentes sur le recours aux
mesures d’isolement et de contention mécanique en psychiatrie à l’échelle nationale, et propose
un panorama inédit de la population concernée ainsi que des variations du recours à ces mesures
entre établissements de santé, en amont d’une deuxième étude qui visera à en caractériser les
déterminants. En 2022, 76 000 personnes ont été hospitalisées sans leur consentement à temps
plein en psychiatrie : 37 % sont concernées par un recours à l’isolement, soit 28 000 personnes,
et 11 % par un recours à la contention mécanique, soit 8 000 personnes. L’emploi de ces mesures
varie de façon marquée entre les établissements, certains d’entre eux n’en faisant aucun usage.
L’ampleur des variations suggère qu’elles ne peuvent être justifiées par des différences de besoins
des populations prises en charge et soulève des interrogations en lien avec les enjeux éthiques
et juridiques associés à l’usage de l’isolement et de la contention. Des éclairages qualitatifs
permettent de repérer l’existence de savoirs, de pratiques et de représentations portés par une
organisation du travail, une politique de ressources humaines et l’affirmation de valeurs, favorisant
un moindre usage des pratiques coercitives en psychiatrie. Des politiques publiques plus ambitieuses, soutenant les équipes soignantes dans la limitation de l’usage des mesures d’isolement et
de contention en psychiatrie, demeurent à penser pour atteindre tous les établissements. |
| En ligne : |
https://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante.html |
| Permalink : |
https://bonsauveur.eu/cdilycee/index.php?lvl=bulletin_display&id=18461 |
[n° ou bulletin] 286 - février 2024 - Bulletin N°286 [document électronique] . - 2024.
| Résumé : |
Isolement et contention en psychiatrie en 2022 :
un panorama inédit de la population concernée
et des disparités d’usage entre établissements
L’isolement et la contention en psychiatrie constituent des pratiques de dernier recours destinées
à répondre à des situations de crise et ne devant être mises en œuvre qu’à titre exceptionnel, en
accord avec les recommandations de bonnes pratiques. En France, la réduction de leur usage,
inscrite à l’agenda politique international, figure parmi les objectifs de la Feuille de route ministérielle santé mentale et psychiatrie lancée en 2018 et s’appuie sur un nouveau cadre législatif à
visée dissuasive. Dans ce contexte, cette étude fournit des données récentes sur le recours aux
mesures d’isolement et de contention mécanique en psychiatrie à l’échelle nationale, et propose
un panorama inédit de la population concernée ainsi que des variations du recours à ces mesures
entre établissements de santé, en amont d’une deuxième étude qui visera à en caractériser les
déterminants. En 2022, 76 000 personnes ont été hospitalisées sans leur consentement à temps
plein en psychiatrie : 37 % sont concernées par un recours à l’isolement, soit 28 000 personnes,
et 11 % par un recours à la contention mécanique, soit 8 000 personnes. L’emploi de ces mesures
varie de façon marquée entre les établissements, certains d’entre eux n’en faisant aucun usage.
L’ampleur des variations suggère qu’elles ne peuvent être justifiées par des différences de besoins
des populations prises en charge et soulève des interrogations en lien avec les enjeux éthiques
et juridiques associés à l’usage de l’isolement et de la contention. Des éclairages qualitatifs
permettent de repérer l’existence de savoirs, de pratiques et de représentations portés par une
organisation du travail, une politique de ressources humaines et l’affirmation de valeurs, favorisant
un moindre usage des pratiques coercitives en psychiatrie. Des politiques publiques plus ambitieuses, soutenant les équipes soignantes dans la limitation de l’usage des mesures d’isolement et
de contention en psychiatrie, demeurent à penser pour atteindre tous les établissements. |
| En ligne : |
https://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante.html |
| Permalink : |
https://bonsauveur.eu/cdilycee/index.php?lvl=bulletin_display&id=18461 |
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